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Association d'Histoire Sociale CGT de SNECMA - Groupe SAFRAN
La CGT du Groupe SAFRAN 94 Rue Jean Pierre Timbault 75011 Paris
BUREAU DU LUNDI 22 JANVIER 2024 à 10 h en visioconférence
Présents : Serge Boucheny - Maud Chalon – Robert Fourmental - Christian Jouanno - Michel Legac – Jean Claude Pradeau - Henri Souques – Thierry Sovy
Ordre du jour :
Michel Legac qui a écrit un article sur le sujet pense qu’il est effectivement important que les lecteurs soient informés sur sa vie et la révélation de son passage ouvrier à Gnome et Rhône avant la cérémonie qui sera largement médiatisée.
Ce numéro comprendra un reportage sur la cérémonie du Panthéon. Maud Chalon propose la présence d’une délégation de l’AHS ce jour à Paris. Un article pourra figurer sur le numéro.
Le bureau est d’accord avec cette proposition. Honorer la mémoire de Manouchian et de ses camarades n’est toujours pas compris par une frange de la population qui suit la propagande pétainiste de l’époque. Pour eux, Manouchian était un terroriste.
JC Pradeau constate que notre génération disparait. Il faut donc peser nos mots et aller vers le positif. Il faut être au Panthéon.
Thierry Sovy nous alerte sur la fin de la Convention Collective de la Métallurgie qui est appliquée chez Safran.
En effet, la nouvelle convention collective nationale et ses nouvelles classifications vont entrer en vigueur. Il y aurait dans le groupe SAFRAN 595 emplois différents identifiés pour les 42 000 salariés du Groupe. Tous ces emplois ont été évalués et classés. La Direction affecte chaque membre du personnel à un emploi. De cette classification dépend le salaire minimal pour tous les salariés de Safran et la prime d’ancienneté pour les non cadres.
Un sondage a été effectué auprès des salariés. 76% sont contre la nouvelle convention qui prévoit entre-autres des fiches de poste avec salaire fixé par rapport au poste. Ainsi, une baisse du salaire peut être appliquée à l’opérateur si celui-ci change de poste. Les salariés commencent à réagir au fur-et-à mesure de leur compréhension des mesures envisagées par le patronat.
Le bureau décide d’écrire notre passé de salariés qui étaient protégés par l’ancienne convention collective et l’accord d’entreprise. Il reste que nous ne pourrons pas lutter nous même pour conserver les acquis mais nous pourrons montrer et faire connaitre les lois sociales qui protégeaient le personnel.
JC Pradeau nous présente ci-dessous ses notes et réflexions sur la nouvelle convention qui va être appliquée. Signalons que l’ensemble des syndicats ont signé cette convention à l’exception de la CGT.
Nouveau dispositif conventionnel dans la métallurgie ; comment refouler l’emploi et l’industrie français
Nous assistons à une offensive patronale sans précèdent, une transformation profonde sociétale, du travail, des relations individuelles et collectives dans la branche. Une remise en cause globale des acquis de plus de 50 ans de luttes !
Mais les dégâts sont considérables pour l’économie du pays et de notre industrie. Le système français, piloté par la finance, ne veut plus d’industrie en France, mais des entreprises de services avec des salariés payés proche du Smic. Salariés peu qualifiés, sans retour d’expérience ni savoir-faire qui contrôlent des productions faites à des milliers de kilomètres de l’hexagone.
Un pilotage du comment démontrer que l’industrialisation en France n’est plus possible, engendrant l’appauvrissement du pays, le faisant basculer vers un « sous-développé » ne pouvant plus répondre aux besoins de sa population. La nouvelle convention collective de la métallurgie est un nouvel outil obtenu par le patronat dans la douleur….
La nouvelle convention collective de la métallurgie entrera en application le 1er janvier 2024, après 6 ans de négociations. Les droits des salariés vont être profondément bouleversés. En effet, ce nouveau dispositif supprime plusieurs droits de l’ancienne convention collective et intègre des éléments majeurs comme :
- une classification à l’emploi avec la non reconnaissance des diplômes, de l’expérience professionnelle et des savoir-faire,
- l’annualisation du temps de travail, avec des heures supplémentaires payées en fin d’exercice,
- la rémunération comme base, le salaire mensuel n’étant plus la référence,
- le bridage de la rémunération en raison de de problématiques financières rencontrées par l'entreprise,
La nouvelle classification est une méthode analytique par points fondée sur des critères classant de l’emploi occupé par le salarié. Les emplois sont évalués en fonction de 6 critères : complexité de l’activité, connaissances, autonomie, contribution, encadrement et coopération, communication. La somme des points des six critères détermine un classement de l’emploi et un salaire annuel brut.
L’arrêt de la reconnaissance des diplômes. Dans ce nouveau dispositif "la détention d'un diplôme ne génère pas de droit à l'attribution du degré d'exigence correspondant lors de l'évaluation du critère de connaissances". Autrement dit, ce ne sont plus les salariés, en fonction de leurs diplômes, de leurs compétences et de leur expérience qui sont cotés. Ce système commun à tous les salariés de la métallurgie est un système de classement et d'évaluation des emplois et non des personnes.
La révision de la classification ne se fait qu’à l’initiative de l’employeur. A chaque changement d’emploi, le salarié peut se voir attribuer une nouvelle classification d’emploi à la hausse comme à la baisse et éventuellement une rémunération à la baisse. C'est la fin des progressions de coefficients à la hausse en fonction du temps de l'expérience et du savoir- faire. Un salarié qui reste sur le même emploi tout au long de sa carrière pourra rester sur la même cotation sans aucune évolution.
Quel avenir pour des spécialistes dans les industries de pointe où la technicité est un outil majeur pour la créativité, l'innovation ...
La non reconnaissance de l'expérience et des savoir-faire risque à terme de dégoûter des salariés spécialistes dans leurs emplois et qui n'auront, s'ils restent sur le même emploi, que de très faibles chances de progression de carrière.
Ces salariés, s’ils veulent évoluer, devront-ils changer d'emploi au détriment de leurs savoir-faire et de perte de compétences qui pourrait en découler… Quel intérêt pour une industrie?
Le quota d’heures supplémentaires, à travers ce nouveau dispositif, permet aussi une augmentation substantielle du nombre d'heures supplémentaires avec le passage de 220 h à 450 h maxi par an et par salarié. Par ailleurs, une nouvelle formule de la prime d'ancienneté verra le jour. Les grands perdants seront les nouveaux embauchés et ceux n'ayant pas atteint les 15 ans d'ancienneté au 31 décembre 2023. La perte par rapport au système actuel sera entre 5 et 18%.
La rémunération, au-delà du mini de cotation de l’emploi, prend en compte plusieurs éléments permanents. Son calcul y intègre différentes primes, en lien avec le poste de travail, de vacances, … son total est divisé par 12 pour donner un salaire mensuel. Cette rémunération n’est pas garantie. En raison de changement de poste ou d’aléas économiques, elle pourra être amputée ! Les temps d’habillage/déshabillage ne sont plus considérés comme du temps de travail effectif, donc non-payés !
Le nouveau texte conventionnel est très déséquilibré à l’avantage des employeurs et représente un tel recul qui va impacter l’attractivité de l’ensemble de la métallurgie.
Comment attirer les meilleurs ingénieurs, techniciens et compagnons dans une filière où l’expérience et les diplômes ne sont pas pris en compte ? Alors que la réindustrialisation de la France est un objectif indispensable. Une nouvelle fois le patronat fait le choix du moins disant social avec une profitabilité à court terme afin d’accentuer la compétitivité des entreprises.
Le bureau est d’accord pour mettre en œuvre toute initiative pouvant faire venir le maximum d’adhérents à notre AG. Le même traiteur va être contacté pour le repas. Le prix restera inchangé. La présence de la coordination CGT est vivement souhaitée.
Maud Chalon et Thierry Sovy vont préparer un courrier sous forme de bulletin d’inscription.
Ordre du jour :
Thierry Sovy résume la position du bureau. Il est souhaitable que l’ensemble des archives syndicales CGT des différents centres SNECMA soient regroupées dans un seul lieu.
Le problème des archives de Suresnes a été résolu.
Le regroupement des livres invendus est en cours actuellement. Nous avons pu débarrasser Dominique Guyot des livres qui étaient en sa procession.
Maud chalon et Robert Fourmental ont rencontré le secrétaire général du CSE SAFRAN CORBEIL qui est adhérent depuis cette année pour disposer :
-d’un endroit de stockage pour nos livres édités depuis + de 5 ans, ce qui a été obtenu.
-d’un présentoir à la médiathèque pour exposer nos ouvrages : ce sera dès que possible pour nos livres mais pas pour les brochures affichant trop ostensiblement le sigle CGT !
Thierry Sovy a pratiquement fini la composition sur la mise en page. Il faut se mettre d’accord sur le prix du livre.
Le bureau décide un tirage de 100 ex pour commencer à l’imprimerie de la CGT à Montreuil (à renouveler si besoin) et la réalisation d’un bon de souscription par Maud chalon.
Prendre contact avec le professeur d’Alexia pour élaborer des actions avec la médiathèque de l’université d’Evry lors de la sortie de la brochure.
Reste à obtenir l’accord pour la maquette des archives de Villaroche mais également l’accord d’Alexia avant de passer à l’impression.
Nous sommes actuellement 47 adhérents.
2. Pour cela, elle demande de l’aide pour son travail de trésorière. Elle propose que Christian Jouanno devienne le trésorier de l’association. Elle aidera évidemment le nouveau trésorier dans sa tâche.
Christian Jouanno accepte le poste et se rendra chez Maud pour récupérer l’ensemble des documents de la trésorerie.
La prochaine réunion portant principalement sur l’assemblée générale du
11 mars 2024 aura lieu à 10 h en visio le : VENDREDI 16 FEVRIER 2024